Accueil > Loi DPE : Arrêté du 9 novembre 2006 NOR: SOCU 06 10 563 A

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Diagnostic de Performance Energétique DPE

Arrêté du 9 novembre 2006

Arrêté du 9 novembre 2006 portant approbation de diverses méthodes de calcul pour le diagnostic de performance énergétique en France métropolitaine

MINISTÈRE DE L'EMPLOI, DE LA COHÉSION SOCIALE ET DU LOGEMENT

NOR : SOCU 06 10 563 A

Le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement,
Le ministre de l'économie, des finances et du budget,
Le ministre délégué à l'industrie,
Vu la directive 2002/91/CE du Parlement européen et du Conseil en date du 16 décembre 2002 sur la performance énergétique des bâtiments,
Vu le code de la construction et de l'habitation, notamment ses articles R. 134-1 à R. 134-5,
Vu l'arrêté relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine en date du 15 septembre 2006,
Vu l'arrêté relatif aux méthodes et procédures applicables au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments proposés à la vente en France métropolitaine en date du 15 septembre 2006, et notamment son article 2,
Arrêtent :
Article 1 – Les dispositions du présent arrêté sont prises pour l'application de certaines dispositions des articles R. 134-1 à R.134-5 du code de la construction et de l'habitation, à l'exception des départements d'outre-mer.
Article 2 – Les méthodes de calcul 3CL-DPE, Comfie-DPE et DEL6-DPE, jointes en annexe au présent arrêté et prévues à l'article 2 de l'arrêté susvisé, sont approuvées.
Article 3 – Le directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Bulletin officiel du ministère de l'équipement, des transports et du logement et au Bulletin officiel du ministère de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement.

Fait à Paris, le 9 novembre 2006

Le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction,
Alain Lecomte

Le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l'énergie et des matières premières,
Dominique Maillard

Le ministre délégué à l'industrie,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l'énergie et des matières premières,
Dominique Maillard

Le ministre délégué à l'industrie,
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur général de l'énergie et des matières premières,
Dominique Maillard

ANNEXES

à l'arrêté portant approbation de diverses méthodes de calcul

ANNEXE 1 – Méthode 3CL-DPE (pages 3 à 68)

Algorithmes de la méthode 3CL-V15c
(Calculs des consommations conventionnelles dans les logements)

Sommaire

A - Maison individuelle
1. Calcul des consommations de chauffage
2. Calcul des consommations d'ECS
3. Calcul des consommations de refroidissement
4. Prise en compte de systèmes particuliers

B - Appartement en immeuble collectif avec chauffage individuel
1. Calcul des consommations de chauffage
2. Calcul des consommations d'ECS
3. Calcul des consommations de refroidissement

C - Immeuble collectif avec chauffage collectif sans comptage individuel
1. Calcul des consommations de chauffage
2. Calcul des consommations d'ECS
3. Calcul des consommations de refroidissement

D - Immeuble collectif avec chauffage collectif avec comptage individuel
1. Calcul des consommations de chauffage
2. Calcul des consommations d'ECS
3. Calcul des consommations de refroidissement

Annexes à la méthode 3CL-DPE

A - Maison individuelle

Données d'entrée de la méthode 3CL (chauffage + ECS + refroidissement) :

Surface habitable (m²) : SH
Département (1 à 95)
Altitude (m²)
Année de construction (<1975 ; 75-77 ; 78-82 ; 83-88 ; 89-2000 ; >2000)
Type de toiture (combles perdus ; combles aménagés ; terrasse ; mixte)
Type de plancher bas (terre-plein / vide-sanitaire / local non chauffé)
Nombre de niveaux (1 ;1.5 ; 2 ; 2.5 ; 3)
Hauteur moyenne sous plafond (m) : HSP
Mitoyenneté (accolé sur un petit, un grand,… côtés)
Forme (compacte ; allongée ; développée)
Grande surface vitrée au sud (plus de 1/9Sh orientée entre sud-est et sud-ouest, sans masque)
Surface de mur (si inconnue = f(mitoyenneté ; SH ; forme ; HSP ; niveau) : Smuri
Type de mur (inconnu, sinon épaisseur + matériau de construction)
Isolation du mur (coefficient Umur ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Surface de toiture (si inconnue = f(SH ; niveau)) : Splafondi
Composition de la toiture (inconnue, sinon typologie)
Isolation de la toiture (coefficient Utoiture ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Surface de plancher bas (si inconnue = f(SH ; niveau)) : Splancheri
Composition du plancher bas (inconnu, sinon typologie)
Isolation du plancher bas (coefficient Uplancher ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Surface des fenêtres (m²) en tableau : Sfenêtresi
Type de vitrage (simple / survitrage / double vitrage / double vitrage VIR / Double fenêtre)
Présence d'argon
Type de menuiserie (bois ; PVC ; métal ; métal + rupture de pont thermique)
Sinon Coefficient Uw
Présence de volets
Surface de portes extérieures (si inconnue : 2m²) : Sportei
Type de porte (non isolée / isolée / SAS …)
Système de chauffage (voir liste)
Si chauffage eau chaude :
Type émetteur (radiateur / plancher chauffant)
Présence de robinet thermostatique sur les radiateur
Présence d'un programmateur
Système d'ECS (voir liste)
Si ballon électrique (horizontal / vertical)
Si système gaz : présence d'une veilleuse présence d'un ballon d'accumulation
Système de ventilation (ventilation naturelle / VMC / VHA /VHB / VDF av échangeur)
% de surface climatisée

B – Appartement en immeuble collectif avecchauffage individuel

Données d'entrée de la méthode 3CL (chauffage + ECS + refroidissement) :

Surface habitable (m²) : SH
Département (1 à 95) ; Altitude (m²)
Année de construction (<1975 ; 75-77 ; 78-82 ; 83-88 ; 89-2000 ; >2000)
Périmètre donnant sur l'extérieur (m²) (par niveau si duplex ou triplex) : PER
Périmètre donnant sur les circulations communes : PERlnc
Caractéristiques des circulations communes
Présence de SAS
Circulation centrale
Parois logement / circulations chauffées
Position en étage de l'appartement
Hauteur moyenne sous plafond (m) : HSP
Grande surface vitrée au sud (plus de 1/9Sh orientée entre sud-est et sud-ouest, sans masque)
Surface de mur (si inconnue = f(mitoyenneté ; SH ; forme ; HSP ; niveau)) : Smuri
Type de mur (inconnu, sinon épaisseur + matériau de construction)
Isolation du mur (coefficient Umur ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Surface fenêtres (m²) en tableau : Sfenêtresi
Type de vitrage (simple / survitrage / double vitrage / double vitrage VIR / double fenêtre)
Présence d'argon
Type de menuiserie (bois ; PVC ; aluminium ; aluminium + rupture de pont thermique)
Sinon Coefficient Uw
Présence de volets
Surface de porte (si inconnue : 2m²) : Sportesi
Si l'appartement est sous toiture :
Type de toiture (combles perdus ; combles aménagés ; terrasse ; mixte)
Type de toiture (inconnu, sinon typologie)
Surface de toiture (si inconnue = f(SH ; niveau)) : Splafondi
Isolation de la toiture (coefficient Utoiture ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Si l'appartement comporte un plancher bas déperditif :
Type de plancher bas (terre-plein / vide-sanitaire / local non chauffé)
Surface de plancher bas (si inconnue = f(SH ; niveau)) : Splancheri
Type de plancher bas (inconnu, sinon typologie)
Isolation du plancher bas (coefficient Uplancher ou Risolant ou épaisseur isolant ou année des travaux d'isolation)
Système de chauffage (voir liste)
Si chauffage eau chaude :
Type émetteur (radiateur / plancher chauffant)
Présence de robinet thermostatique sur les radiateur
Présence d'un programmateur
Système d'ECS (voir liste)
Si ballon électrique (horizontal / vertical)
Si système gaz : présence d'une veilleuse + présence d'un ballon d'accumulation
Système de ventilation (ventilation naturelle / VMC / VHA /VHB / VDF av échangeur)
% de surface climatisé ; Système de refroidissement

C - Immeuble collectif avec chauffage collectif sanscomptage individuel

1. Calcul des consommations de chauffage sans comptage individuel

CchPCI = CchPCS / apcsi
Pour les conversions en énergie primaire et en CO2, on retiendra Cchpci.
S'il y a un seul système de chauffage sans système de chauffage solaire :
CchPCS = Bch x Ich
S'il y a un seul système de chauffage avec système de chauffage solaire :
CchPCS = Bch x (1-Fch) x Ich
S'il y a un système de chauffage (Ich1) et un insert ou poêle à bois
Cch1PCS = 0.75 x Bch x Ich1
Cch2PCS = 0.25 x Bch x 2
S'il y a plusieurs systèmes de chauffage :
Surface chauffée par le système 1 : SH1 – type de système 1
Surface chauffée par le système 2 : SH2 – type de système 2
Surface chauffée par le système 3 : SH3 – type de système 3
Cch1PCS = SH1/SH x Bch x Ich 1
Cch2PCS = SH2/SH x Bch x Ich 2
Cch3PCS = SH3/SH x Bch x Ich 3
S'il y a un système base + appoint :
Surface chauffée par la base : type de système 1
Surface chauffée par l'appoint : type de système 2
Cch1PCS = Base x Bch x Ich 1
Cch2PCS = Appoint x Bch x Ich 2 (l'appoint peut-être individuel ou collectif)

D - Immeuble collectif avec chauffage collectif aveccomptage individuel

1. Calcul des consommations de chauffage
Le calcul de Cch et Bch se fait par appartement, se reporter à la méthode « immeuble collectif en chauffage individuel » avec les coefficients Ich de la méthode « Immeuble collectif avec chauffagecollectif sans comptage individuel ».

2. Calcul des consommations d'ECS
Le calcul de Cecs et Becs se fait par appartement, se reporter à la méthode « immeuble collectif avec chauffage collectif sans comptage individuel ».

3. Calcul des consommations de refroidissement
Les calcul de Cclim se fait par appartement.
Si l'installation de refroidissement est individuelle, se reporter à la méthode « immeuble collectif en chauffage individuel ».
Si l'installation est collective :
Données d'entrée :

  • Surface habitable de l'appartement (m²) : SH
  • Pourcentage de surface habitable climatisée : a
  • Position en étage : dernier étage / autre
  • Département : Zone climatique été
  • Type de refroidissement : électrique / gaz

Cclim = Rclim x Sclim x CORclim
Calcul de Sclim :
Sclim = a x SH (0 ? a ? 1)
Calcul de Rclim :

Rclim Autre Dernier étage
Zone Ea 1.5 2
Eb 2 3
Ec 3 4
Ed 4 5

Les zones climatiques Ea,…Ed, sont définies en annexe.
Calcul de CORclim :
Si refroidissement au gaz naturel : 2.8 sinon 1

Annexes à la méthode 3CL-DPE

Pour les conversions en énergie primaire et en CO2, on retiendra Cxxpci.

  ?PCSI
Electrique 1
Gaz naturel 1.11
GPL 1.09
Fioul 1.07
Bois 1.11
Charbon 1.04
Réseau de chaleur 1
Autre 2

Cxxpci = Cxxpcs / ?pcsi

LISTES DES VARIABLES

Maison individuelle :
Cchpci : consommations de chauffage annuelles calculées avec des rendements sur PCI (kWh/an)
Cchpcs : consommations de chauffage annuelles calculées avec des rendements sur PCS (kWh/an)
Bch : besoins de chauffage (kWh/an)
Ich : l'inverse du rendement moyen annuel de l'installation (1/ Rgénération x Rdistribution x Rémission x Rrégulation)
SH : surface habitable de la maison (m2)
ENV : déperditions par l'enveloppe et par renouvellement d'air
METEO : Apports solaires et apports internes récupérés et degrés-heures
INT : Coefficient d'intermittence pour le chauffage
DP murs : déperditions thermiques par les murs opaques verticaux (W/K)
DP plafond : déperditions thermiques par le plafond (W/K)
DP plancher : déperditions thermiques par le plancher (W/K)
DP fenêtres : déperditions thermiques par les fenêtres(W/K)
DP portes : déperditions thermiques par les portes (W/K)
DP véranda : déperditions thermiques par la véranda (W/K)
PT : déperditions thermiques par les ponts thermiques (W/K)
a RA : déperditions par renouvellement d'air qui dépend du type de système de ventilation et des défauts d'étanchéité (W/K)
b et b' : coefficients de réduction de température (parois donnant sur l'extérieur, local non chauffé…)
S murs : surface de mur sur extérieur (m2)
S plafond : surface de plafond (m2)
S plancher : surface de plancher (m2)
S fenêtres : surface de fenêtres (m2)
S portes : surface de porte (m2)
S véranda : surface de véranda (m2)
U murs : coefficient de déperditions thermiques des murs sur extérieur (W/m2.K)
U plafond : coefficient de déperditions thermiques du plafond (W/m2.K)
U plancher : coefficient de déperditions thermiques du plancher (W/m2.K)
U fenêtres : coefficient de déperditions thermiques des fenêtres (W/m2.K)
U portes : coefficient de déperditions thermiques des portes (W/m2.K)
U véranda : coefficient de déperditions thermiques des vérandas (W/m2.K)
CORH : coefficient de correction de la hauteur sous plafond
HSP : hauteur sous plafond (m)
CORsol : coefficient de réduction de température du plancher bas, dépend du type deplancher bas
NIV : nombre de niveau chauffée de la maison
MIT : coefficient de pondération suivant mitoyenneté
FOR : coefficient de pondération suivant la configuration de la maison
Kpb/m : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher bas / mur
Lpb/m : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Kpi/m : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher intermédiaire / mur
Lpi/m : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Krf/m : coefficient de déperdition linéique de la liaison refend / mur
Lrf/m : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Krf/pb : coefficient de déperdition linéique de la liaison refend / plancher bas
Lrf/pb : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
COMPL : apports solaires et internes récupérés
CLIMAT : coefficient dépendant du département et de l'altitude
E : ensoleillment (kWh/m2)
Rd : rendement de distribution de chauffage
Re : rendement d'émission de chauffage
Rr : rendement de régulation de chauffage
Rg : rendement de génération de chauffage
Corch : coefficient de correction des rendements de chauffage si les besoins de chauffage sont faibles.
Pg : coefficient de pondération fonction de la programmation
Fch : facteur de couverture solaire des besoins de chauffage
Cecspci : consommations d'eau chaude sanitaire annuelles calculées avec des rendements sur PCI (kWh/an)
Cecspcs : consommations d'eau chaude sanitaire annuelles calculées avec des rendements sur PCS (kWh/an)
Becs : besoins d'eau chaude sanitaire (kWh/an)
Iecs : l'inverse du rendement moyen annuel de l'installation d'eau chaude sanitaire (1/
Rgénération x Rdistribution x Rstockage)
Cclim : consommations annuelles de refroidissement (kWh/an)
R clim : coefficient qui dépend de la surface de refroidissement et de la zone climatique
S clim : surface du logement climatisée
PPV : production d'électricité par des capteurs photovoltaïques (kWh/an)
Peo : production d'électricité par une micro éolienne (kWh/an)
Pco : production d'électricité par cogénération
Ab : abonnement électrique et combustible

Immeuble collectif – chauffage individuel :
Idem variables « maison individuelle » +
DP m lnc : déperditions thermiques par les murs sur locaux non chauffés (W/K)
S m lnc : surface de mur sur locaux non chauffés (m2)
K m lnc : coefficient de déperditions thermiques des murs sur extérieur (W/m2.K)
DP p lnc : déperditions thermiques par les portes sur locaux non chauffés (W/K)
S p lnc : surface de porte sur locaux non chauffés (m2)
K p lnc : coefficient de déperditions thermiques des portes sur extérieur (W/m2.K)
Cf : position de l'appartement en étage
Kpbe/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher bas ext / mur extérieur
Lpbe/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Kpbi/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher bas int / mur extérieur
Lpbi/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Ktp/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher bas sur terre-plein / mur extérieur
Ltp/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Kpib/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher intermédiaire bas / mur extérieur
Lpib/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Kpih/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison plancher intermédiaire haut/ mur extérieur
Lpih/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Ktte/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison toiture terrasse extérieure / mur extérieur
Ltte/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Ktti/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison toiture terrasse intérieure / mur extérieur
Ltti/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus
Ktc/me : coefficient de déperdition linéique de la liaison toiture comble / mur extérieur
Ltc/me : longueur du pont thermique lié à la déperdition ci-dessus

La méthode 3CL-DPE a été développée par un groupe de travail incluant des organismes
publics (la direction générale de l'urbanisme, de l'habitat et de la construction, l'agence pour
l'environnement et la maîtrise de l'énergie), des fournisseurs d'énergie (Électricité de France,
Gaz de France), des filières professionnelles (Chaleur Fioul, Charbonnages de France), des
bureaux d'études (Tribu Énergie, CoSTIC) et des organismes de certification de la qualité des
constructions (Qualitel-Cerqual, Promotelec)

ANNEXE 2 – Méthode COMFIE-DPE (pages 68 à 84 )

Méthode COMFIE

Cahier d'algorithmes

1 Besoins de chauffage
Le bâtiment étudié peut être modélisé par une ou plusieurs zones thermiques, chaque zone étant considérée à température homogène. Une zone est délimitée par un certain nombre de parois, qui sont elles-mêmes découpées en mailles. Une zone peut regrouper plusieurs pièces, dans ce cas les parois séparant deux pièces d'une même zone seront appelées « parois internes ». Une maille correspond au volume d'air contenu dans la zone et aux parois internes légères (c'est à dire par convention de capacité thermique surfacique inférieure à 7 Wh/K/m2), supposées être à la mêmetempérature que l'air.

La simulation thermique consiste à étudier l'évolution des températures et des besoins énergétiques du bâtiment sur une certaine période (par exemple une année) avec un certain pas de temps (par exemple heure par heure pour le calcul des besoins de chauffage). Un bilan thermique est effectué pour chaque maille de la manière suivante : l'énergie stockée durant le pas de temps, qui dépend de la capacité thermique de la maille, est égale à l'énergie reçue (par l'équipement de chauffage, le rayonnement solaire, les occupants…) moins l'énergie perdue (déperditions).

Dans un premier temps, un modèle thermique est créé pour chaque zone thermique. Ce modèle est ensuite réduit en considérant un nombre limité d'équations, correspondant à différentes constantes de temps du système (chaque constante de temps correspond à l'inertie thermique de certains composants, par exemple un plancher lourd, des cloisons légères, des murs etc.). Les modèles réduits de chaque zone sont ensuite couplés : dans une cloison séparant deux zones, la température du côté d'une zone constitue une sortie de cette zone et une entrée de la zone adjacente. Cette étape conduit à un modèle global du bâtiment, permettant d'effectuer un calcul à chaque pas de temps.

1.1 Modèle pour chaque zone thermique
Le bâtiment est décomposé en mailles sur lesquelles un bilan thermique est écrit en supposant la température uniforme. Pour que cette hypothèse d'uniformité ne s'écarte pas trop de la réalité, il faudrait en théorie découper chaque élément en mailles très fines. Or l'objectif est de réaliser un outil adapté à une utilisation professionnelle (en particulier en terme de temps de calcul), ce qui impose des limites sur la taille du modèle. Le compromis choisi consiste à placer le petit nombre de mailles auquel on est limité de telle sorte que l'uniformité de la température soit maximale. La première idée est de ne pas regrouper dans une maille des couches de matériaux séparées par un isolant. Ensuite, le nombre de mailles doit être plus important dans les murs massifs que dans les cloisons légères. Enfin, on s'intéresse aux températures dans les différentes zones du bâtiment, et celles-ci sont plus influencées par les faces internes des parois, elles-mêmes influencées par les variations de puissance de chauffe (équipement régulé, intermittence,...), que par les faces externes. La possibilité a alors été donnée, de définir des mailles plus fines à la surface interne d'une paroi. Une raison géométrique r relie l'épaisseur des mailles successives: si e est l'épaisseur de la maille la plus interne, sa voisine a pour épaisseur r.e, la suivante r2.e, etc. Le cas r=1 correspondrait à des mailles d'épaisseurs égales. La valeur de r peut être modifiée (elle vaut 3 dans la version actuelle du logiciel, suite à diverses validations), comme celle du nombre n de mailles placées dans lesmurs massifs (3 également).

Dans le cas d'une paroi sans isolant, on place une maille unique dans une cloison légère (inertie < 7 Wh/(m2.K)) et n mailles dans un mur massif. Dans le cas avec isolant, on procède de même pour la partie de la paroi située du côté intérieur à l'isolant. Pour la partie extérieure, on place systématiquement une maille unique, que la paroi soit légère ou lourde. Si il y a deux isolants, on place également une maille unique entre les deux isolants, que la portion de paroi correspondante soit massive ou non.

Etant définies en fonction de n et r, les mailles ne correspondent en général pas à des couches de matériaux. Les propriétés physiques des différents matériaux constituant une maille sont alors combinées: les inerties et les résistances thermiques sont additionnées.

Une paroi interne à une zone est divisée en mailles de manière analogue, avec une légère différence dans le cas sans isolant ou si les deux parties séparées par l'isolant sont toutes les deux légères ou toutes les deux massives. Dans
ces cas, tous les matériaux de la paroi sont regroupés en un matériau unique équivalent, divisé en deux parties symétriques. Le plan central est considéré comme adiabatique. On place alors n mailles dans l'une des deux moitiés, avec une condition de flux nul au niveau du plan médian. Cela permet d'accroître la précision pour un nombre de mailles donné.

Il n'y a jamais de maille dans les isolants, car leur capacité thermique est considérée comme négligeable par rapport à celle des autres matériaux : elle est alors ajoutée à celles des mailles adjacentes (si il y a une maille de chaque côté de l'isolant, la moitié de la capacité thermique de l'isolant est ajoutée de chaque côté).

On ne place pas non plus de maille dans un vitrage: la surface des vitres est grande comparée à leur volume, et on suppose que le régime permanent est atteint rapidement dans ces composants par rapport au pas de temps de la simulation. La résistance thermique variable liée à l'usage des occultations (stores, volets,..) est prise en compte au niveau de la simulation, en introduisant une puissance de chauffe équivalente à la diminution desdéperditions.

L'air, le mobilier et les cloisons légères éventuelles contenues dans la zone sont regroupés dans une maille unique. En effet, on suppose que le volume des meubles est petit par rapport à leur surface d'échange, et qu'ils sont quasiment à la température de l'air. La stratification de l'air en température n'est pas considérée, ni les transferts d'énergie liés aux variations d'humidité et à la condensation/évaporation d'eau.

ANNEXE 3 – Méthode DEL 6 –DPE (pages 85 à 94)
Méthode DEL6
Version 1.0 24/07/2006

1 Généralités
L'objet de ce document est de définir une méthode conventionnelle pour le calcul desconsommations d'énergie finales en secteur résidentiel pour les bâtiments existants.

Les consommations visées sont les suivantes :
1. consommations de chauffage hors auxiliaires,
2. consommations d'ECS hors auxiliaires,
3. Consommations de refroidissement hors auxiliaires,
4. consommations des auxiliaires,
5. consommation d'éclairage,
6. autres usages.

Suivant le type de partie du DPE (étiquette, consommations conventionnelles), tout ou partie des ces consommations peuvent être utilisées.
Les énergies finales ont vocation à être ensuite traduites en énergie primaire ou en impact CO2 équivalent suivant les coefficients de passage précisés dans les textes réglementaires.

La méthode s'appuie sur les règles Th Bat pour les calculs liés au bâti, et la méthode Th-CE 2005 pour le calcul des consommations d'énergie.

2 Calcul des caractéristiques du bâti

2.1 isolation
Les caractéristiques d'isolation sont calculées conformément aux règles Th BAT – parties U pour les parois courantes.
Pour les parois concernées, on se référera au cahier du CSTB n° 1682 : 'coefficients K des parois des bâtiment anciens' en substituant la valeur U à la valeur K.
2.2 Protection solaire
Les caractéristiques de facteur solaire sont calculées conformément aux règles Th Bat partie Th S.
2.3 Inertie
Les caractéristiques d'inertie sont calculées conformément aux règles Th Bat partie Th I.

3 Calcul des consommations d'énergie

Les consommations d'énergie sont calculées conformément aux règles Th CE 2005 avec certaines adaptations. Suivant les cas, les différents éléments de la méthode sont utilisés sans modification, modifiés ou remplacés. On décrit dans ce qui suit ces modifications chapitre par chapitre.

3.1 Chapitres utilisés sans modification
1. GENERALITES
2. DEFINITIONS
3. DONNEES D'ENTREES
4. ARCHITECTURE DES CALCULS
5. CLIMAT
7. CARACTERISATION THERMIQUE DE L'ENVELOPPE
9. ECLAIRAGE
10. BESOINS D'EAU CHAUDE SANITAIRE
ANNEXE A CALCUL DES PUISSANCES MOYENNES DE VENTILATEURS
ANNEXE B CALCUL DES SYSTEMES D'EMISSION COMPOSITE

3.2 Chapitre modifiés
6. LES SCENARIOS CONVENTIONNELS
La phrase 'Les vacances sont prises en compte uniquement pour les zones d'enseignement ainsi que pour les zones d'hébergement et de restauration qui leur sont associées. On considère que pendant ces périodes les températures de consigne sont les mêmes que pendant le week-end' Est remplacée par :'En secteur non résidentiel, les vacances sont prises en compte uniquement pour les zones d'enseignement ainsi que pour les zones d'hébergement et de restauration qui leur sont associées. On considère que pendant ces périodes les températures de consigne sont les mêmes que pendant les week-ends.
En secteur résidentiel, des vacances sont prises en compte. On considère une semaine de vacance pendant la saison de chauffe, du 5 au 11 février et, en été, du 23 Juillet au 5 aout. En hiver les températures de consigne sont les mêmes que pendant les week-ends, en été,on considère sur le refroidissement est arrêté pendant les vacances'

8. CALCUL DES DEBITS D'AIR
Pour les systèmes de ventilation dont les caractéristiques ne seraient pas disponibles, onutilisera les valeurs par défaut suivantes :

Type de ventilation Débit moyen
m3/m²sh
SMEA
m3/h/m2sh
sous 20 PA
Naturelle par ouverture des baies 1.5 0
Naturelle par entrée d'air / extraction 1.8 4
VMC classique non modulée 1.8 2
VMC classique modulée 1.5 2
VMC Hygroréglable type A 1.2 2
VMC Hygroréglable type B 1.0 1.5
VMC double flux avec échangeur de chaleur 1.5 0

Les valeurs de débit du tableau sont appliquées en périodes d'occupation et d'inoccupation.
Pour les systèmes double flux, on considère des débits soufflés et extraits égaux. Pour les autres systèmes, les débits sont considérés comme des débits extraits.
La perméabilité de l'enveloppe est calculée suivant le tableau suivant :

Type de fenêtres et de cheminée Q4Pa
m3/h/m2sparext sous 4 PA
Fenêtres sans joints et cheminée sans trappe de fermeture 2.5
Fenêtres sans joints ou cheminée sans trappe de fermeture 2.0
Autres cas 1.5

11. COMPORTEMENT THERMIQUE D'UN GROUPE ET COUPLAGE AVEC LE SYSTEME D'EMISSION
Le calcul est effectué sans pertes de distribution et de génération, traité en termes derendements

L'équation ?i = ?svl + ?intc + ?sysc + ?recup
Est donc remplacée par
?i = ?svl + ?intc + ?sysc
12. EMISSION DE CHALEUR ET DE FROID
Pour prendre en compte la correction en cas de bâtiments fortement déperditif, l'équation
?ich = ?iich + ??vsch + ??vtch
Est remplacée par :
?ich = ?iich + ??vsch + ??vtch+ ?Tcfd

Avec
?Tcfd = - max( 0, 0.5 (Depshon – 1))
?Tcfd (valeur négative en K) correction de température de consigne pour les bâtiments anciens peu isolés.
Depshon : déperditions statiques (parois et ventilation) en W/(K.m2SHON)
14. TRAITEMENT ET DISTRIBUTION D'AIR
Pour les systèmes double flux dont l'efficacité de l'échangeur n'est pas connue, on prend par défaut une valeur de 0,5.
18. INSTALLATIONS SOLAIRES THERMIQUES
En cas de non disponibilité des caractéristiques de l'installation, on applique la méthode simplifiée du cahier des charges
Sinon on applique le chapitre, à l'exclusion des paragraphes 7, 8 et 9 du fait que ces éléments sont pris en compte dans le rendement de génération et de stockage.
19. INSTALLATION SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUES
En cas de non disponibilité des caractéristiques de l'installation, on applique la méthode simplifiée du cahier des charges
20. COEFFICIENT CEP DU BATIMENT
Le coefficient Cep du bâtiment est calculé par rapport à la surface habitable en substitution de la SHON
Pour l'étiquette, Les consommations peuvent être limitées à certains usages, définis dans les textes réglementaires afférents (par exemple chauffage, refroidissement et ECS).
Le calcul des impacts CO2 se fait suivant une approche analogue sur la base descoefficients d'équivalence énergie finale – impact CO2

3.3 Chapitres remplacés
Les paragraphes suivants relatifs au calcul des pertes récupérables et récupérés de la distribution et de la génération de chauffage :
13. DISTRIBUTION HYDRAULIQUE ET DE FLUIDE FRIGORIGENE
15. PERTES DE DISTRIBUTION DE L'EAU CHAUDE SANITAIRE
16. PERTES DE STOCKAGE HORS GENERATEURS STOCKEURS
17. GENERATION DE CHALEUR, DE FROID ET D'ECS
sont annulés et remplacés par ce qui suit :

3.3.1 consommations de chauffage
Les consommations de chauffage Cch sont calculées par :
Cch = Cdep Bemch / ( Rd Rg )
avec
Cch : consommation de chauffage
Bemch : besoins de chauffage aux bornes de l'émetteur
Rd : rendement de distribution,
Rg rendement de génération
Cdep : coefficient correctif départemental
3.3.1.1 Calcul de Bemch
Bemch est l'énergie à fournir aux bornes des émetteurs. Son calcul résulte de l'application du chapitre 12 modifié.
3.3.1.2 Détermination des valeurs de Rd et Rg
Ces valeurs sont calculées conformément au cahier des charges
3.3.1.3 Calcul de Cdep
Cdep = Dhrefdep / DhrefHij
Avec DhrefHij : degrés heures du département de référence de la zone ij indiqué dans la carte ci après
Dhrefdep : degrés heures de référence du département considéré, précisé dans la letableau ci -après

3.3.2 consommations d'ECS
Les consommations d'ECS sont calculées par
Cecs = Becs / ( Rd Rs Rg )
Avec
Becs : besoins d'ECS
Rd : rendement de distribution
Rs : rendement de stockage
Rg : rendement de génération
3.3.2.1 Calcul de Becs
Becs corresponds aux besoins d'ECS. Son calcul résulte de l'application du chapitre 10.
3.3.2.2 Détermination des valeurs de Rd Rs et Rg
Ces valeurs sont calculées conformément au cahier des charges
3.3.3 consommations de refroidissement
les consommations de refroidissement sont calculées par
Cref = Bemref / Rdgref
Avec
Bemref : besoins de refroidissement aux bornes de l'émetteur
Rdgref : rendement de distribution génération pris égal à 2

Source http://www2.equipement.gouv.fr

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